/// Malika Djardi ///



Surprenante Malika Djardi ! À partir d’entretiens enregistrés avec sa mère, son premier solo (Sa Prière) avait la qualité d’un recueillement. Mais tambour battant, elle libérait ensuite d’autres énergies dans un duo (Horion) plein de rage et d’humour. Mêlant intelligemment la musicalité des excès et la maîtrise des expressions, Malika Djardi nous embarque aujourd’hui dans un vigoureux trio (auquel s’ajoute un “invité surprise”), où elle joue à semer les indices d’une narration dansée au sein de laquelle présences et figures sauraient relier rituels archaïques, problématiques identitaires des temps présents et vestiges du futur. La scène devient ainsi espace de projection d’un univers nourri d’images de science-fiction, avec musiques de cinéma sous-jacentes. Costumes et masques énigmatiques (réalisés par la costumière et designer Marie Colin-Madan), sculpture-totem d’Alejandro Garcia Contreras, puzzle de matières scénographiques, évoquent ce qui survit d’un naufrage post-apocalyptique.


Malika Djardi

C’est à Villeurbanne, où elle est née, que Malika Djardi prend ses premiers cours de danse. Au lycée, elle s’inscrit dans une option arts appliqués avant de commencer un enseignement universitaire en arts du spectacle. Elle se dirige ensuite vers un cursus d’études supérieures à l’Université du Québec à Montréal puis au Centre National de Danse Contemporaine d’Angers, de 2009 à 2011. De là datent ses premiers essais chorégraphiques : un solo, Replay, et une pièce de groupe, Love Song, conçue dans le cadre du projet SKITE en 2010 à Caen. Interprète pour d’autres chorégraphes et metteurs en scène (Mélanie Perrier, Pierre Droulers, Joris Lacoste, Ola Maciejewska, Clyde Chabot et Alexandre Roccoli), elle crée le solo Sa Prière en avril 2014 dans le cadre du festival Danseur à Bruxelles, puis le duo Horion, présenté lors des Rencontres Chorégraphiques Internationales de Seine-Saint-Denis en mai 2016.