/// Marion Muzac ///



Au bal ou en boîte de nuit, en groupe ou en couple, la danse et la musique nous font bouger ensemble. Avec Let’s Folk ! la chorégraphe Marion Muzac s’intéresse à la danse comme pratique sociale et collective. Au son du groupe Jell-oO, quatre interprètes nous convient à un moment de partage autour de figures de danses que l’on reconnaît tous : en rythme, en ronde, en frappant du pied ou en se tenant par la main. À quoi peut ressembler une danse qui soit à la fois populaire, contemporaine et partagée ? Et que signifie une danse "folklorique" quand on a 17 ou 70 ans ? Autour de l’exploration de la notion de folk, le projet interroge les façons dont une danse d’aujourd’hui peut s’écrire comme une chorégraphie métissée d’influences entre tradition et modernité, traversant les époques. Après Ladies First, qui mettait en scène vingt jeunes filles dansant et citant des figures de chorégraphes femmes, Marion Muzac poursuit son exploration des façons dont la danse se transmet et circule sur le territoire comme geste de rassemblement, en particulier dans les espaces souvent oubliés, des campagnes à la périphérie des villes. Sous-titré "Danses à vivre et musiques à partager" Let’s Folk ! promet d’être festif et résolument contemporain.


Marion Muzac

Marion Muzac se forme à la danse classique en Conservatoire puis mène un cursus universitaire en commerce et communication. A New York, elle suit l’enseignement de la technique de Merce Cunningham et à Toulouse profite de la formation du Centre de Développement Chorégraphique. Elle est professeur de danse contemporaine au Conservatoire de Toulouse, au CDC et à l’ISDAT. En septembre 2013, elle est responsable du département danse du Conservatoire de Toulouse. Depuis 2001, elle mène simultanément des activités pédagogiques et des projets chorégraphiques. Elle collabore avec des plasticiens, des metteurs en scène de théâtre et d’opéra et intervient auprès des jeunes comédiens du Théâtre National de Toulouse. En 2008, elle crée le duo danse et musique hero hero, régulièrement présenté dans les écoles, collèges et lycées. En 2010, avec la plasticienne Rachel Garcia, elle crér le Sucre du printemps, un projet chorégraphique pour 27 jeunes danseurs en collaboration. Après Toulouse, le Sucre du printemps a été crée à Düsseldorf, à Paris au Théâtre National de Chaillot en collaboration avec le CND de Pantin et dernièrement à Ramallah en Palestine. Suite à cette création, elle réalise 17 printemps un film documentaire avec la réalisatrice Sophie Laloy, sur le parcours initiatique d’un jeune danseur de 17 ans qui entre dans le monde adulte par l’expérience de la danse. En 2015, elle met en place le projet Ladies First, destiné à un groupe de jeunes adolescentes qui rendent hommage aux danseuses du début du siècle dernier : de Loïe Fuller à Joséphine Baker.