/// Séverine Rième ///



Tous les flux, tous les rayons. Le corps n’est plus aveugle. Tout a droit à la vie. Tout est appelé. Tout attend. Je dis tout. Le tout individuel retracé par l’inspiration poétique. Et, de manière plus troublante, le tout cosmique aussi. Ouvrage majeur du XXe siècle, le Cahier d’un retour au pays natal d’Aimé Césaire est un flot de sensations, gonflé de masses chaudes et de lames de pluie qui sourdent. Une poésie où le langage dilate les limites. À l’issue d’un séjour à la Martinique, Séverine Rième se laisse gagner par les souvenirs que font vivre la langue de Césaire. Avec trois danseuses (Ghyslaine Gau, Enora Rivière et Lola Rubio), et la présence sur scène du compositeur et chanteur Bertrand Belin, elle crée en résonance universelle et charnelle une chorégraphie où les corps en mouvement se font passeurs des mots, paysage scénique vallonné d’encre où scintillent des lucioles.


Séverine Rième

Danseuse, chorégraphe, créatrice lumière, scénographe, Séverine Rième danse à partir de la fin des années 1990 dans les compagnies Schmid-Pernette, Artefact, Moleskine et récemment pour une performance de Tino Seghal. Au sein de sa compagnie Flashtanz, elle chorégraphie le solo Fibres, les trios Strates et Hordycie, puis le concert chorégraphique Je ne suis personnes. À partir de 2008, elle suit une formation en lumière et prolonge sa réflexion chorégraphique par une approche physique et organique de l’éclairage scénique. Elle collabore alors à différents projets, principalement avec les chorégraphes Myriam Gourfink et Marianne Baillot mais aussi avec Nathalie Collantes, Volmir Cordeiro, Lorena Dozio, Kevin Jean, Arantxa Martinez, Enora Rivière, Gaël Sesboüé, Mark Tompkins, David Wampach. En 2008, elle crée en collectif la pièce Last Last aux Subsistances à Lyon puis co-signe avec Alexandre Roccoli la pièce Drama per Musica créée en 2011 dans le cadre du Nouveau Festival au Centre Pompidou.