Nouveautés du Centre de ressources - nov. 2026
La danse, tant d’histoires !
Laurence Pagès et Sylviane Pagès - Centre national de la danse (2026)
Qu’est-ce qu’être danseur ? La danse a-t-elle toujours été réservée aux filles ? Comment devient-on ballerine à l’Opéra de Paris au 19e siècle ? Comment s’invente-t-on danseur hip-hop dans les rues de New York au cours des années 1970 ? Selon les époques, les cultures et les styles, la réalité du métier de danseur n’a cessé d’évoluer au fil du temps. Destiné aux jeunes lecteurs, ce livre propose, une immersion dans une histoire longue et foisonnante. Il offre des clés pour comprendre la diversité des parcours et des styles, tout en montrant comment l’histoire de la danse croise celle des sociétés, des arts, des technologies, des événements politiques ou des bouleversements sociaux. Richement documenté et illustré, il vient compléter la collection « Jeunesse » développée par le CN D, et les deux volumes déjà parus : Ma danse, tout un art ! (dédié à la pratique de la danse) et Cette danse, quel spectacle ! (qui vise à aiguiser le regard des jeunes spectateurs).
Cultures de l'oubli et citation
Les danses d'après, II
Isabelle Launay - Centre national de la danse (2018)
Le premier volume des Danses d’après portait sur la vitalité des traditions et la reprise des répertoires chorégraphiques. Dans ce second volume, elle met l’accent sur les effets de la rupture, voire de l’oubli, dans la transmission des œuvres modernes. Qu’arrive-t-il quand la discontinuité est programmée par un désir de table rase chez certains artistes chorégraphiques ? Qu’advient-il lorsque d’autres, plus tard, découvrent une danse passée, située a priori très loin de leur champ de références mais qui ravit leur imaginaire au point qu’ils veulent en faire quelque chose ? Reprendre, c’est alors créer un court-circuit dans le temps qui « allume la mèche de l’explosif enfouie dans l’Autrefois » (Walter Benjamin). C’est aussi proposer un devenir contemporain insoupçonné pour ces danses passées. S’il est d’usage de célébrer la disparition d’un art dit éphémère, Isabelle Launay envisage la question autrement : et si la discontinuité était une chance pour la mémoire des œuvres en danse ?
watt (édition spéciale) - Sur les bords
Édité par Charlotte Imbault & Frédérique Ehrmann - T2G Théâtre de Gennevilliers CDN (2026)
L’édition spéciale Sur les bords produite par le T2G
4 entretiens entre Célia Gondol et Cynthia Lefebvre, Simon Asencio et Mette Edvardsen, Horya Makhlouf et Rayane Mcirdi, Frédérique Ehrmann et Charlotte Imbault
1 poème d’Alix Eynaudi
1 carte blanche de Pamina de Coulon
1 texte réflexif de Belinda Mathieu
Un ennui radical. Yvonne Rainer, danse et cinéma
Johanna Renard - de l'incidence éditeur (2022)
Danse, performance, cinéma, écrits théoriques et poétiques : dans la multiplicité de sa création artistique et intellectuelle, l'artiste étasunienne Yvonne Rainer occupe une place fondamentale dans l’histoire de l’art contemporain. Instigatrice du changement de paradigme postmoderne en danse, elle arrache le geste ordinaire à la vie quotidienne pour le placer au cœur de la création chorégraphique, en radicale juxtaposition avec des textes, des images et des objets. À partir des années 1970, elle émerge parmi les figures centrales du cinéma expérimental et indépendant, en dialogue avec les pensées et les luttes féministes, queers et postcoloniales. Traversant l'ensemble de l’œuvre de Rainer, de l'orée des années 1960 à aujourd'hui, en suivant son trajet de la danse au cinéma, puis du cinéma à la danse, cette monographie affirme un point de vue singulier en envisageant son travail artistique sous l'angle de la subjectivité et de l'émotion. Car l'artiste a impulsé un renouvellement radical du matériau affectif dans la pratique artistique en l’envisageant comme un fait, une réalité objective. Dans un contexte où l’ennui agit comme un style affectif dominant au sein de l’avant-garde artistique nord-américaine après 1945, Rainer propose une expérience matérielle sensible, générant une conscience décuplée du temps, plaçant son public dans une disposition affective à la fois pesante, froide et ordinaire. Ensuite, en résonance avec le cinéma des femmes, elle investit l’ennui à la fois comme une dynamique de subjectivation et comme une stratégie de subversion. En naviguant entre les dimensions individuelles et collectives de l’émotion, l'ouvrage explore les enjeux esthétiques, politiques et subjectifs de l’ennui dans l’œuvre de Rainer.
Cabarets
Céline du Chéné - Éditions Michel Lafon (2025)
La première histoire culturelle et visuelle des cabarets : ces temples de transgression qui ont révolutionné l’art, le désir et le regard sur la féminité depuis plus d’un siècle. « Cabaret » : un mot qui claque, éclatant de paillettes, de girls et de champagne… Mais derrière la fête, combien savent que le cabaret n’a cessé de bousculer les normes établies, qu’elles soient artistiques, sociétales ou sexuelles ? Son histoire irrévérencieuse commence à Montmartre à la Belle Époque, interroge le regard porté sur le corps féminin nu, nous transporte dans le Berlin effervescent des années 1920, et continue de repousser les frontières en explorant les genres. En conjuguant une iconographie rare et des photographies d’art, Cabarets rend un hommage vibrant à la nuit, à la fête et à l’esprit de transgression qui animent ces lieux.