© Marc Blanchet

Gaëlle Bourges

Le travail de Gaëlle Bourges témoigne d’une inclination prononcée pour les références à l’histoire de l’art et d’un rapport critique à l’histoire des représentations : elle signe le triptyque Vider Vénus (un rapprochement entre les nus féminins de la peinture occidentale et ceux des théâtres érotiques) ; À mon seul désir, sur la figure de la virginité dans la tapisserie de La Dame à la licorne ; Lascaux, puis Revoir Lascaux sur la découverte de la grotte éponyme ; Conjurer la peur, d’après la fresque du bon et du mauvais gouvernement de Ambrogio Lorenzetti dans le palais public de Sienne ; Le bain, pièce sur les nus féminins dans la peinture européenne ; Incidence 1327, sur la rencontre de Pétrarque avec Laure, co-signée avec la plasticienne Gwendoline Robin ; Confluence n°… sur les lunes galiléennes, toujours avec Gwendoline Robin ; Ce que tu vois, d’après la tenture de l’Apocalypse d’Angers ; OVTR (ON VA TOUT RENDRE), sur le pillage de l’Acropole par un ambassadeur britannique au début du 19e siècle ; (La bande à) LAURA, pièce sur la disparition des femmes artistes et modèles dans l’histoire de l’art ; LOULOU (la petite pelisse), d’après un nu à la fourrure du peintre Rubens ; AUSTERLITZ, un puzzle élaboré à partir de la mémoire des sept interprètes du spectacle, en écho au livre éponyme de W.G. Sebald ; Juste Camille, avec les étudiant·es en marionnettes de l’ESNAM d’après l’histoire de la guerrière Camille dans l’Énéide de Virgile ; La petite soldate, adaptée de l’Histoire du soldat de Ramuz et Stravinsky, qui transpose le contexte de la 1ère guerre mondiale à la guerre pour l’indépendance de l’Algérie ; Guillaume & Harold, d’après le récit délivré par la tapisserie de Bayeux – la conquête de l’Angleterre par Guillaume, duc de Normandie.

Elle conçoit également des performances pour les musées : L’assiette d’Hubert, sur la collection peintes par Hubert Robert exposée au Musée de Valence ; Une salle où se rafraîchir, dans la salle de la tapisserie de La Dame à la licorne au Musée de Cluny ; La salle des fêtes, installation/performance signée avec Abigail Fowler et Stéphane Monteiro qui propose une histoire critique des fresques de la salle du Forum du Palais de la Porte Dorée ; Amies secrètes sur les artistes femmes dans l’exposition Surréalisme. Le Grand Jeu au Musée cantonal des Beaux-Arts à Lausanne.

Gaëlle Bourges a été en Résidence longue de 2016 à 2018 puis Artiste associée de 2019 à 2021 à L'échangeur-CDCN.


Gaëlle Bourges a été accueillie à L'échangeur-CDCN :
- La petite soldate (résidence 2025, Kidanse 2026)
- LOULOU (la petite pelisse) (coproduction)
- Concert OS / Revenir ! (C'est comme ça ! 2021)
- (La bande à ) LAURA (C'est comme ça ! 2021)
- OVTR (On va tout rendre) (C'est comme ça ! 2021)
- Vider Vénus (C'est comme ça ! 2019)
- Ce que tu vois (C'est comme ça ! 2019)
- Le Bain (C'est comme ça ! 2018, Kidanse 2019)
- Conjurer la peur (C'est comme ça ! 2017)
- Revoir Lascaux (C'est comme ça ! 2017, Kidanse 2019 & 2020)
- Lascaux (C'est comme ça ! 2016)
- conférence Au bord du nu (C'est comme ça ! 2016)
- Un beau raté (C'est comme ça ! 2016)
- À mon seul désir (C'est comme ça ! 2015)