Kidanse 2026 La petite soldate

Gaëlle Bourges
Séance scolaire
Production : L'échangeur -CDCN
Château-Thierry L'échangeur - CDCN, Grande Salle

Une multitude d’objets et un dancefloor plantent le décor d’un récit joué par deux performeuses et deux poupées de chiffon manipulées. Contant l’histoire d’une soldate et d’une diable, Gaëlle Bourges, artiste fidèle de L’échangeur, réinterprète au féminin un texte centenaire avec un éclairage contemporain.

En s’appuyant sur L’histoire du soldat, écrit par Charles- Ferdinand Ramuz et composé par Igor Stravinsky en 1917, la chorégraphe propose une adaptation qui questionne l’impact de la guerre, de l’art et la place du bonheur. La narration est transposée de la Première Guerre mondiale à la Guerre d’Algérie et les personnages sont féminisés. Soutenue par une voix off, des airs disco et des ambiances électro, cette réécriture audacieuse se plaît à détourner les normes.

Conception Gaëlle Bourges • Regard extérieur Agnès Butet • La petite soldate poupée + Helen Heraud • La diable poupée + Gaëlle Bourges • Récit en voix off Gaëlle Bourges, d’après le texte de Charles Ferdinand Ramuz • Accessoires & costumes Gaëlle Bourges & Anne Dessertine • Poupées Anne Dessertine • Lumière Morgane Viroli • Musique Chubby Checker + The Bee Gees + Walter Murphy + KrYstian + Stéphane Monteiro a.k.a XtroniK & Igor Stravinsky, L'Histoire du Soldat Suite (Petits airs au bord du ruisseau, Pastorale, Marche Royale, Marche triomphale du diable) • / Régisseuse générale Tatiana Carret • Régisseuse lumière Morgane Viroli ou Tatiana Carret • Régisseur son Stéphane Monteiro ou Guillaume Olmeta • Remerciements Gilbert Teste (pour l’arbre à poupées) & Josette Vasseur Peters (pour la machine à coudre et le béret) • Administration & coordination générale Os Marie Collombelle • Logistique Os Cyann Desvaux • Production & diffusion Isabelle MorelFabrik Cassiopée Paris

© Marc Blanchet

Gaëlle Bourges

Le travail de Gaëlle Bourges témoigne d’une inclination prononcée pour les références à l’histoire de l’art, et d’un rapport critique à l’histoire des représentations : elle signe, entre autres, le triptyque Vider Vénus (un rapprochement entre les nus féminins de la peinture occidentale et ceux des théâtres érotiques) ; À mon seul désir, sur la figure de la virginité dans la tapisserie de La Dame à la licorne ; Lascaux, puis Revoir Lascaux sur la découverte de la grotte éponyme ; Conjurer la peur, d’après la fresque du bon et du mauvais gouvernement de Ambrogio Lorenzetti dans le palais public de Sienne ; Le bain, pièce sur les nus féminins dans la peinture européenne ; Incidence 1327, sur la rencontre de Pétrarque avec Laure, co-signée avec la plasticienne Gwendoline Robin ; Confluence n°… sur les lunes galiléennes, toujours avec Gwendoline Robin ; Ce que tu vois, d’après la tenture de l’Apocalypse d’Angers ; OVTR (ON VA TOUT RENDRE), sur le pillage de l’Acropole par un ambassadeur britannique au début du 19e siècle ; (La bande à) LAURA, pièce sur la disparition des femmes artistes et modèles dans l’histoire de l’art ; LOULOU (la petite pelisse), d’après un nu à la fourrure du peintre Rubens ; AUSTERLITZ, un puzzle élaboré à partir de la mémoire des sept interprètes du spectacle, en écho au livre éponyme de W.G. Sebald ; Juste Camille, avec les étudiant·esen marionnettes de l’ESNAM d’après l’histoire de la guerrière Camille dans l’Énéide de Virgile ; La petite soldate, adaptée de l’Histoire du soldat de Charles Ferdinand Ramuz et Igor Stravinsky, qui transpose le contexte de la 1ère guerre mondiale à la guerre pour l’indépendance de l’Algérie ; Guillaume & Harold, d’après le récit délivré par la tapisserie de Bayeux – la conquête de l’Angleterre par Guillaume, duc de Normandie – une commande d’Alban Richard, dans le cadre de la Collection tout-terrain du CCN en Normandie.

Elle conçoit également des performances pour les musées : L’assiette d’Hubert, sur la collection peintes par Hubert Robert exposée au Musée de Valence ; Une salle où se rafraîchir, dans la salle de la tapisserie de La Dame à la licorne au Musée de Cluny ; La salle des fêtes, installation/performance signée avec Abigail Fowler et Stéphane Monteiro qui propose une histoire critique des fresques de la salle du Forum du Palais de la Porte Dorée ; Amies secrètes sur les artistes femmes dans l’exposition Surréalisme. Le Grand Jeu au Musée cantonal des Beaux-Arts à Lausanne.

Gaëlle Bourges a été en Résidence longue de 2016 à 2018 puis Artiste associée de 2019 à 2021 à L'échangeur-CDCN.


Gaëlle Bourges a été accueillie à L'échangeur-CDCN :
- LOULOU (la petite pelisse) (coproduction)
- Concert OS / Revenir ! (C'est comme ça ! 2021)
- (La bande à ) LAURA (C'est comme ça ! 2021)
- OVTR (On va tout rendre) (C'est comme ça ! 2021)
- Vider Vénus (C'est comme ça ! 2019)
- Ce que tu vois (C'est comme ça ! 2019)
- Le Bain (C'est comme ça ! 2018, Kidanse 2019)
- Conjurer la peur (C'est comme ça ! 2017)
- Revoir Lascaux (C'est comme ça ! 2017, Kidanse 2019 & 2020)
- Lascaux (C'est comme ça ! 2016)
- conférence Au bord du nu (C'est comme ça ! 2016)
- Un beau raté (C'est comme ça ! 2016)
- À mon seul désir (C'est comme ça ! 2015)